LA CHUTE

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LA CHUTE d'après Albert Camus

Edité le 16 Mai 1956 - Gallimard
Adaptation (texte SACD) : Catherine CAMUS, François CHAUMETTE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’équipe artistique

Mise en scène & scénographie Christophe CHAUMETTE

Dramaturgie, vidéo Christophe BLANGERO
Collaboration artistique & chorégraphie Jean Charles DI-ZAZZO
Univers sonore Jean Michel RIVET
Assistante scénographie Julie CHAUMETTE
Univers graphique technologique Josépé
Création lumière David CAPELAZZO et Marco Simon

avec le comédien Robert ANGEBAUD

résumé

« L’homme qui parle dans La Chute se livre à une confession calculée… réfugié à Amsterdam, dans une ville de canaux et de lumière froide, où il joue à l’ermite et au prophète, cet ancien avocat attend dans un bar douteux les auditeurs complaisants. Il a le cœur moderne, c’est à dire qu’il ne peut supporter d’être jugé. Il se dépêche donc de faire son propre procès, mais c’est pour mieux juger les autres.

Le miroir dans lequel il se regarde ; il finit par le tendre aux autres. Où commence la confession, où l’accusation ? Celui qui parle dans ce livre fait-il son procès, où celui de son temps ? Est-il un cas particulier, où l’homme du jour ? Une seule vérité en tout cas, dans ce jeu de glace étudié : la douleur, et ce qu’elle promet. »

Albert CAMUS

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Albert Camus

Affiche LA CHUTE
© Josepe


La Chute d'Albert Camus (version longue)
envoyé par HugoHoriot

La Chute d'Albert Camus (version courte)
envoyé par HugoHoriot

 

accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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notes de mise en scène

« Je me vois parce qu’on me voit. » J.P Sartre L’Etre et le Néant / Phrase soulignée par Camus !

Dernière œuvre achevée par Camus. Un an plus tard il reçoit le Nobel.
Avant d’opter pour La Chute Camus jouera avec différents titres : Le Cri, Le Pilori, Un puritain de notre temps, L’Ordre du jour, Le Miroir… Ecrit a la manière d’un traité secret et pourtant accessible à chacun, nous avons pris le parti du songe conscient ou chaque spectateur s’expérimenterait lui-même à travers une silhouette double, enrobé d’une brume d’où surgirait un visage féminin du Théâtre Nô.
Chaque mot est imprégné de Camus, de son être. « Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine. » fait–il dire à Meursault dans L’Etranger.

L’acteur instinctif, révolté, qu’il était, dira de Clamence, qu’il n’est pas lui. Il fait pourtant de ce Juge-Pénitent -qui fait seul son procès pour mieux juger les autres- un être doué d’une lucidité féroce qui rencontre, dans la solitude, l’origine du mal. Il se croyait réalisé, en haut, il croyait être arrivé et il se découvre tel qu’il est : un homme qui a été le témoin d’un drame sans intervenir.

C’est cette confrontation brutale, à vif et sans concession, que nous avons cherchée à exorciser face au public, sans concession, face à face. Avec ce texte, Camus réussit la rencontre improbable entre l'incarnation métaphysique d'Artaud et la distanciation consciente de Brecht. Ce processus, nous le voyons comme un coaching de Camus sur lui-même, un chemin possible pour chacun !

Mais tout ceci s’exécute avec humour, Lady’s & Gentleman ; et l’acteur, dans une posture de hiérophante clownesque, ce prêtre qui présidait aux mystères d’Eleusis, est ici affublé du visage de Buster Keaton !
Catherine Camus nous a confirmé l’importance, pour Camus, de ces paysages qui apparaissent a chacune de ces journées dans des travellings digne de Wells, Tarkovski, ou Kitano.

« Vous m’arrêteriez donc, ce serait un bon début. Peut-être s’occuperait-on ensuite du reste, on me décapiterait, par exemple, et je n’aurais plus peur de mourir, je serais sauvé. Au-dessus du peuple assemblé, vous élèveriez alors ma tête encore fraîche, pour qu’ils s’y reconnaissent… ». La Chute.

Camus note : une nouvelle qui se passera un jour de brouillard jaune.
Sous la lumière intermittente de l’enseigne du Mexico-City, pas loin d’une Dive Bouteille chantée par Gréco, nous voilà plongés dans un Amsterdam du IIIème millénaire à la Bilal ; captivés par l’histoire d’un homme qui nous place tous à la barre d’un très horrificque tribunal… celui des hommes !

« J’ai besoin parfois d’écrire des choses qui m’échappent en partie, mais qui précisément font la preuve que ce qui est en moi est plus fort que moi. » A.Camus.

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revue de presse

Plus belle sera « La Chute » de Clamence. Dans une mise en scène de Christophe Chaumette, le comédien Robert Angebaud est seul dans un « jeu de massacre » de 85 minutes. A voir pour la performance d’Angebaud et la beauté du texte. SUD OUEST 10/10/2008

C.Chaumette met en scène « La Chute », d’Albert Camus. Une confrontation qui bouscule. Magistrale interprétation de Robert Angebaud dans le rôle-titre. LA DEPECHE DU MIDI 15/10/2008

C.Chaumette signe la mise en scène de l’œuvre de Camus. Poignante confession au Théâtre du Jour. « Nous avons choisi le champ de l’expérience… de celle d’un songe ou chaque spectateur s’expérimenterait lui-même à travers une silhouette double, perdue dans le brouillard. Chaque mot est imprégné de Camus, de son être. » LE PETIT BLEU 22/10/2008

« Le plus beau peut-être et le moins compris de ses livres ! » J.P Sartre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

propositions dramaturgiques & vidéo

Christophe BLANGERO / Mars 2008


" … racontez-moi, je vous prie, comment vous avez réussi à ne jamais risquer votre vie. ”

Pour un espace de l’aveu L’espace dans La Chute est complexe, c’est un espace où on ferme l’espace justement, où on s’éloigne, où on entre dans un temps bizarre, inhabituel, comme si on prenait la décision de retourner irrévocablement le miroir. Le récit se déploie spatialement dans les brumes et les canaux concentriques d’Amsterdam où flotte au dessus des ponts un air de noyade, un parfum de chute des corps, et on entend souvent un rire terrible se détacher. Espace de fracture et d’exil propice à la déambulation et aux errements de la parole, c’est aussi un espace labyrinthique et circulaire, le neuvième cercle de l’enfer placé sous le signe de la culpabilité et de l’impossibilité de la grâce et du pardon. C’est l'espace du rectangle vide du tableau volé, mais aussi un espace-miroir, un paysage d’eau sale et moisie qui sent le paludisme où passé et présent, ailleurs et ici, vérité et mensonge se projettent en hologramme l’un de l’autre comme pour mieux accréditer le récit d’un accouchement de la conscience, de la chute d’une âme.

Au milieu de cet espace climatologiquement confus, Clamence a plus d’un masque et d’une identité, c’est un personnage à la fois retors, manipulateur, biface qui aime le brouillage personnel et mêle habilement l’autocritique à la confession. Il se dit comédien, il se joue en stratège de la vérité et du mensonge, il se déclare tout à la fois “pape, avocat des nobles causes, prophète vide pour temps médiocres, dom-juan du Faubourd Saint-Germain, juge-pénitent”. Mais derrière le royaume de l’avocat brillant se cache l’enfer du receleur débauché, derrière le dom-juan se trouve l’épave échouée dans un bar à prostituées, derrière l’amoureux des hauteurs et de la lumière se profile un fantôme qui déchoit dans la noirceur brouillardeuse et neutre du très bas, et derrière le passage des deux ponts se cache toujours le visage d’une noyée, et c’est bien d’un cri dont il s’agit pour dire tout ça, le cri d’un homme heureux à mourir qui n’a pas d’amis et qui crève de vanité, et qui ne passe jamais sur un pont la nuit et qui rêve de se libérer de la culpabilité de sa propre vie.

Derrière cette multiplicité des masques dont il se pare pour faire écran, Clamence est aussi l’incarnation de l’Autre, il est nous, à la fois hypocrite, calculateur, pervers, cabotin, narcissique, méprisant, infidèle, il suscite en nous le débat, sa parole dérange, il parle là où le criminel ne parle même pas, il interroge l’existence en l’accusant d’inauthenticité, et l’arrache à l’informulé, à l’indicible. C’est le dialogue implicite qu’un homme qui se parle à lui-même nous adresse, c’est une question folle qu’il nous retourne à nous-mêmes : Est-ce que s'accuser donne le droit de juger autrui ? 

 

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propositions pedagogiques / Création d’un DVD

La Chute d’Albert CAMUS, Prix Nobel de Littérature 1957, est construite autour d’oppositions motrices de nature fortement philosophiques propres à développer des axes pédagogiques divers qui résonnent encore très largement dans notre monde d’aujourd’hui. C’est dans cette optique d'une école du spectateur que nous proposons un DVD mettant en perspective les lignes de force de l’œuvre de Camus, laquelle s’articule autour de trois phases, trois époques que nous avons titré ainsi :


L’absurde,
la révolte,
la solitude.


1- Afin de donner des lectures différentes de l’œuvre et d’en révéler son mystérieux étoilement, nous mettrons ce DVD à disposition des professeurs de français soucieux de rentrer plus profondément dans cette oeuvre à la fois d’une richesse complexe et inouïe et d’une simplicité de langue confondante.


2- Nous sommes également disposés à créer des actions sous forme d’ateliers pratiques d’écriture, de théâtre, de lecture à voix haute ou de scénographie.


3- Evidemment une discussion à bâtons rompus à l'issue de chaque représentation de LA CHUTE sera proposée entre les artistes et les spectateurs, en sorte d’en montrer la force durable, et d'en capter la résonance immédiate que provoque son écoute chez le spectateur.


tarif

Contacter la Compagnie / Tarif spéciaux pour les représentations scolaires

fiche technique

Durée du spectacle 1h 20

1 comédien + 1 technicien

Montage du spectacle 3 heures + 3 h si création lumière
Démontage du spectacle 2 heures

Espace scénique
Plateau minimum : 5 m X 5 m
Hauteur minimum : 3 m
Mise de plateau Soit plateau nu selon les lieux, soit rideaux noirs en allemande.